[Mission] Infiltration

Aller en bas

[Mission] Infiltration

Message par Miyura Sayori le Lun 15 Fév - 23:20

En ce moment dans le milieu de la mafia, on parle beaucoup du fameux second de la famille Corlione, Shin. Ce scientifique de génie aurait apparemment fait des découvertes révolutionnaires dans l'armement de corps a corps génétique, donc en fusion avec l'utilisateur. Ta parraine, Mitsuki Kagura, étant une personne vile et avide (on va dire plutôt curieuse xD), est intéressée par ces découvertes. Elle te charge d'infiltrer le Laboratoire Corlione pour en savoir plus. Seulement tout ne se passera pas comme prévu dans le plan initial...Raconte nous tes péripéties.
________________________________________________________________
Un an, c’était un peu moins que le temps qui s’était écoulé depuis l’entrée de Sayori chez la famille Leone. Bien que l’idée de faire partie du monde mafieux ne lui plaisait toujours pas, il y avait quand même un point positif, elle appréciait sa parraine. Depuis plusieurs semaines maintenant, beaucoup de bruit circule au sujet de la famille Corlione, plus précisément de son gardien de la tempête Shin. Les informations ne cessaient d’affluer dans notre quartier général de Namimori, informations de toutes sortes allant dans toutes les directions possibles et inimaginables. La plupart d’entre elles devaient être fausses ou bien incomplètes, ce ne devait pas être si simple que cela de s’approprier des nouvelles au sujet de cette famille encrée en Italie. Sayori se trouvait dans son lit, couchée fixant le plafond. Sa chambre est aménagée également d’un petit divan de cuir noir, d’un bureau, d’une table basse en verre. A son acquisition, la jeune fille avait recouvert ses quatre murs de papier peint de couleur bleu ciel et changé également le plafond. Celui-ci se trouvait être décoré de paillettes sur un fond bleu marine voir même noir, élément qui la replongeait dans un ciel étoilé à n’importe quelle moment. Il lui suffisait juste pour cela de fermer le volet de la fenêtre et d’éclairer le plafond pour que les paillettes scintillent, ce qu’elle venait de faire quelques instant plus tôt. A quoi pouvait elle bien penser, elle ne le savait elle-même, se contentant de fixer ce ciel artificiel tel un légume, dans un état végétatif. Une plante n’aurait pas plus bougé qu’elle en ces instants de silence, de calme et de sérénité. D’un coup, elle se releva s’asseyant sur son lit, le regard posé en direction de la porte. Quelqu’un était dans le couloir, le bruit des pas se rapprochait rapidement dans sa direction. Il ne devait plus rester que quelques seconde avant que l’individus ne se trouve au pied de sa porte et ne lui inflige de petits coups que l’on pourrait aussi appelé le « toc toc » habituel. La personne entra donc après un mot de la jeune fille et alluma la lumière. C’était un jeune homme qui se présentait devant elle, châtain de taille moyenne, légèrement musclé. Le gardien de la foudre et bras droit des Leone, Minato.

- encore dans le noir miss Miyura?

- non non voyons, lui dit elle avec un sourire niait

- mais enfin il est 14h ! Enfin bref, le boss te demande au salon

- très bien

Il ressortit de la pièce aussi rapidement qu’il était arrivé, sans attendre la jeune fille. Elle soupira un peu, il était bien fini son moment de béatitude et de détente, moment que se faisait rare ces temps. Elle entreprit de sortir de son lit afin de se mettre debout mais la connaissant bien ce n’était pas chose facile. À peine son pied avait il touché le sol, qu’elle s’écroula. Elle se l’était bel et bien été tordu, quand cette situation changerait elle? Sans doute jamais. Cette fois, on pouvait l’excuser, son combat précédent ne l’avait pas ménagée et de ce fait, son pied lui refaisait mal par moment, après tout, elle ressortait tout juste d’une entorse. Mais pas question de se laisser abattre par quelque chose comme ca! Elle se releva certes difficilement mais se remit sur ses deux pieds. Rouvrant le volet auparavant clôt, elle sortit à son tour de la pièce en prenant soin d’éteindre la lampe au passage. Elle vivait la plupart du temps dans le quartier général de Namimori y ayant ajouté une ou deux petites modifications au préalable. La blonde marcha dans un des couloirs qui faisait un peu triste d’ailleurs, il y avait là des couleurs trop ternes à son goût, ca avait le don de faire un effet à la limite du déprimant. Encore heureux qu’elle n’était pas dans le quartier général en lui-même. Se trouver sous terre ne lui inspirait en rien confiance et ca avait un peu l’aspect d’un rat enfermé dans une cage, trop peu pour elle. Ainsi elle s’était faite une place dans la maison dans une des chambres de libres et qui en prime, donnait sur le jardin. Oui la demoiselle avait fait des caprices. À présent elle se trouvait au haut d’une série d’escalier, elle n’allait pas tenter de les descendre de façon conventionnelle, l’expérience de la veille lui avait suffit. Elle se hissa donc sur la rampe et se laissa glisser gentillement jusqu’à arriver au sol. Là elle descendit délicatement histoire de ne pas se refaire mal et traversa le hall afin de rejoindre le salon. La nouvelle pièce était déjà plus gaie, les couleurs plus vives et surtout, bien éclairée. Une baie vitrée rien que ca, on ne se refusait rien. La gardienne entra calmement dans la pièce où elle put voir sa parraine et amie, assise sur un canapé qui mangeait du chocolat. Pas une seule tablette étaient présente sur la table, mais bien plusieurs. Les deux demoiselles avaient un certain intérêt pour ces petites douceurs, c’était d’ailleurs un de leurs points communs. En la voyant arrivé, la parraine lui sourit, l’invitant à s’asseoir et à partager ces gourmandises en sa compagnie. Le boulot pouvait bien attendre quelques minutes de plus après tout.

- di moi Sayo, comment va ta cheville?

- disons que ca pourrait être mieux

- je préfère ca

Le visage de la jeune fille en face d’elle qui arborait jusque là un sourire se fit plus sérieux en un rien de temps. Allait arriver la raison pour laquelle elle l’avait appelée ce qui se fit sans attendre. En effet, la boss lui évoqua d’abord un pays, l’Italie. Un pays qui n’était pas méconnu de la blonde par le fait qu’elle y avait vécu auparavant et qu’elle y était retournée deux ou trois fois depuis lors. Elle devrait s’y rendre une fois de plus non pas pour une sortie shopping ou pour rencontrer une personne particulière non, ce serait pour affaire avec un départ dans les plus brefs délais. Une fois avoir accepté de s’y rendre, la parraine lui expliqua les termes de la mission. Ceci terminé, Mitsuki reprit un visage souriant et finit son verre de lait. La blonde avait vraiment un boss plutôt spécial, plutôt insouciante mais on ne pouvait pas la blâmer, cela rajoutait à son charme de tous les jours. La jeune gardienne quitta la pièce sous le regard de la demoiselle aux cheveux roses qui la priait de revenir vite. Elle rejoignit sa chambre rassemblant ses effets personnels avant de se retrouver dans le QG en lui-même, sous la maison. Elle emprunta l’aile spéciale S, assez loin de son point de départ initial, pour déboucher dans une vaste pièce renfermant un jet privé. Ceci était une des améliorations apportée par Sayori, la nouvelle aile débouchant sur cette petite merveille. Elle avait rendu cela possible en acceptant de prendre l’argent de son héritage laissé dans plusieurs coffres à la banque, notamment en Suisse. La jeune fille s’en était acquit non pas pour son confort personnel et ainsi vivre dans ce qu’elle avait fuit, mais plutôt afin d’aider au mieux la famille, sa richesse s’ajoutant à la leur. Notre petite blonde prit place dans l’engin et pria le commandant de décoller, le vol allait être très long. Une fois en l’air, elle regarda a travers le hublot et soupira. Sa mission? La chasse aux informations sur les découvertes d’une famille mafieuse bien connue, les Corlione. Avant son départ, lui parraine lui avait remit le rapport concernant cette famille, elle le sortit donc de son sac, commençant à en faire la lecture. Les informations de base s’y trouvaient comme le nom du boss, des ses gardiens, l’attribut de chacun, une brève explication sur leurs combats, la raison pour laquelle la famille a été crée, leur emplacement. C’était déjà beaucoup en lui-même, plus elle tournait les pages, plus elle étudiait cette famille mais là où différaient les informations, étaient sur les nouveautés de leur département technologique. C’était pour cela qu’elle était envoyée et la personne qui l’intéressait se trouvait être donc Shintaro. Shin se trouve être le bras droit des Corlione et le chef de leur département technologique. Un être qui ferait peur aux enfants telle la sorcière d’un compte de fée. En effet, d’après ce qu’on en sait, et la photo qui accompagne sa présentation, il est courbé et maigre. Son corps est comme qui dirait renforcé par des plaques faites d’un alliage de sa composition. Un dérivé du cyborg ou un cyborg tout court même. La nouvelle qui circule en ce moment est qu’il aurait fait d’incroyables découvertes au niveau de l’armement de corps à corps génétique impliquant la fusion avec son utilisateur. Vu ses antécédents on ne peut que se demander ce qu’il a réellement crée et l’étendue de leur performance. Elle referma le document avant de le ranger dans ses affaires, le voyage allait être long, très long. Au bout de plusieurs heures durant lesquelles elle s’était lancée dans la projection de quelques films, elle ferma les yeux et s’endormit.

Un nuage, deux nuages, trois nuages, … un passe temps comme un autre mais qui énerve au bout d’un certain temps lorsqu’il ne produit aucun effet. Elle commençait réellement à s’ennuyer ici accompagnée d’une irrésistible envie de ne rien faire pour y remédier, la flemme s’était finalement installée. Vraiment trop long ce vol, elle ne se souvenait pas qu’il y avait autant d’heure de voyage et encore moins que celles-ci étaient d’un ennuie mortel. La blonde continuait à regarder par le hublot à sa gauche, toujours ces nuages et absolument rien d’autre. Après tout c’est pas comme si quelque chose d’autre pouvait se montrer à une hauteur pareille pas vrai? Ce ne pas comme si l’on survolait Métropolis et que superman viendrait nous faire signe en se posant sur l’aile de l’avion mine de se taper une petite conversation gestuelle ou bien encore, ce n’est pas non plus comme si l’on pouvait avoir un concert privé de ce cher groupe O-Zone qui serait planté sur l’aile de l’avion comme il le fait si bien dans son clip, ca mettrait de l’ambiance certes, mais donnerait également envie de les pousser dans le vide pour que ca s’arrête.. Haa ce serait tellement divertissant mais ce n’est pas le cas. La jeune fille arrivait à voir des formes à travers les nuages à présent, son esprit commençait à lui jouer des petits tour de passe-passe juste pour l’occuper, mignon à imaginer mais difficile à vivre. Vous vous imaginez commencer à y voir des éléphants roses tels qu’ils sont présents dans les délires de Dumbo l‘éléphant volant? Il y a de quoi avoir envie de se taper la tête dans un mur… Heureusement pour elle, la voix de son commandant de bord la ramena à la réalité. La demoiselle était enfin arrivée en Italie, l’engin commençant peu à peu sa descente en voie pour la terre ferme. L’atterrissage terminé sur la parcelle de béton établie à cet effet, Sayori descendit de l’appareil munie de son petit sac de voyage, elle était finalement arrivée à destination, Venise. La jeune pouvait enfin se dégourdir les jambes en sentant l’air frais caresser son visage. Elle traversa le jardin avant de se retrouver devant la porte de la maison, c’était donc ici qu’était le second quartier général de la famille Leone, plutôt semblable à celui se trouvant au Japon. Ce fut un homme plutôt âgé qui vint lui ouvrir accompagné d’un jeune homme et d’une jeune fille tous deux d’une vingtaine d’année. Ils la saluèrent comme il se doit avant de l’inviter à entrer, après tout, elle n’allait pas rester dehors alors qu’elle faisait autant partie de la famille qu’eux-mêmes. Première chose à faire, manger naturellement! Bien sûr elle n’avait rien eu d’appétissant à manger durant ce vol et là, la bonne odeur qui provenait certainement de la cuisine venait attiser son odorat et donc, son appétit. Ses hôtes la guidèrent ainsi vers l’endroit d’où provenait ce parfum si attirant. Contre toute attente, ce ne fut pas dans la cuisine qu’elle fut conduite mais bien dans la salle à manger où un petit festin l’attendait gentillement posé sur la longue table. Le vieil homme lui expliqua en voyant son visage s’illuminer d’avantage que c’était mademoiselle Mitsuki qui leur avait fait pas de l’heure de son arrivée et qu’il fallait impérativement que le diné soit prêt. Quelle délicate attention, ainsi on avait penser à la jeune fille ainsi qu’à son petit estomac, cela faisait vraiment plaisir à entendre. Elle s’installa face à l’une des assiettes posées et ne se fit pas prier pour entamer le repas qui était aussi délicieux que sa présentation le laissait paraitre. Ceci terminé, les choses sérieuses devaient commencer. Ainsi, elle leur confia une partie du dossier qui devait leur être transmise et se mit à la recherche d’Albert à l’intérieur du quartier général afin de lui communiquer que la parraine souhaitait sa présence à Namimori. Chose faite, elle salua toutes les personnes trouvées sur son chemin avant de sortir et reprendre la route. Sa prochaine destination, la Sicile! Elle remonta donc à bord de son jet privé et pria le commandant de reprendre les airs où elle relu une dernière fois son rapport et n’eu pas le temps de sombrer de nouveau dans le sommeil qu’elle atterrissait déjà à Palerme, une ville au Nord de la Sicile. Il fallait qu’elle soit un minimum discrète même si en soit un engin comme celui-là ne passait pas vraiment inaperçu. Elle n’allait pas tout simplement aller se poser comme une fleur dans le jardin du quartier général des Corlione sauf si elle venait à souffrir dans élan suicidaire, alors là, ca expliquerait la situation. Autrement, ce serait littéralement une mission suicide. Le mieux valait donc, qu’elle prenne le train pour traverser ces quelques kilomètres la séparant de la cible de sa mission. Ainsi, toujours munie de ses affaires, elle arriva à destination en haut de la montagne où du moins, elle y était presque. À présent, il fallait qu’elle se fonde dans la masse et la solution? Se faire passer pour l’une des scientifiques! Elle ouvrit son sac et en sortit une jupe noir ainsi qu’une longue chemise blanche sous laquelle, elle garderait un débardeur. Elle se changea au milieu des buissons, encore heureux que le rapport ne mentionnait aucune caméra de ce côté. La blonde attacha ensuite ses cheveux en un chignon et mit des lunettes aux contours fins noirs. Elle laissa son sac à l’abri des regards, rangea ses deux bagues dans sa poche et sa boite animale ainsi que sa boite arme attachée à sa jambe, sous sa jupe après tout, ne sait on jamais. La jeune fille était maintenant fin prête. De la où elle se trouvait, elle pouvait apercevoir le haut du manoir et pour y accéder, il fallait avant tout passer ce fichu portail. Elle lança le grappin qu’elle avait également apporté et réussit à le bloquer pour pouvoir y grimper, c’était la course contre la montre où la course à celui qui ne se fera pas prendre. Une fois de l’autre côté, à l’intérieur du domaine, la blonde se retrouva dans un magnifique jardin, très bien entretenu d’ailleurs, ca lui rappela soudain celui du manoir de ses parents, des souvenirs qu’elle ne pouvait oublier… De petites larmes commencèrent à monter et elle les vira d’un revers de la main, ce n’était pas le moment pour ca, ce serait si bête de se faire coincer pour une distraction aussi futile que celle-ci. Elle s’avança prudemment scrutant les horizons, à droite une piscine immense qui respirait vraiment la tune à plein nez des gens qui n’ont pas peur de montrer qu’ils sont riches alors qu’à gauche, se trouve les garages. D’après ses données, les garages donnaient directement avec les laboratoires de leur section scientifique, c’était donc par là qu’elle devait se diriger ce qu’elle fit sans hésiter. Jusque là, aucune faille dans le plan mais ca ne devait certainement pas durer… Elle arriva devant les garages certes sans encombres mais une fois sur place, un homme l’interpella. Un mécanicien apparemment, la seule personne qui se trouvait là d’ailleurs. Naturellement, elle lui sourit et s’approcha de lui, fuir lui aurait attiré des ennuies c’était certain. L’homme en tenue de travail se rapprocha également d’elle lui mettant la main aux fesses et la collant ensuite contre la carrosserie de la voiture étant présente.

- Tien donc ma jolie, ils t’envoient sans instruments à l’agence? Ou alors ca veut juste dire que tu es douée de bien d’autres manières.

Répugnant! Une pute… il la prenait pour une pute! Mon dieu! Et en plus de ca, il avait un de ces sourires de pervers. Espèce d’obsédé. Combien il pouvait s’en commander sur le mois, comment il pouvait faire ca? Pauvre type va! Pire que tout, il ne voulait pas la lâcher alors qu’il continuait, lui disant de lui montrer sa petite tenue moulante. Lorsqu’elle refusait, celui-ci s’excitait d’avantage. Elle avait beau lui expliquer que ceci était une erreur, que ce n’était pas elle qu’il attendait, il ne semblait pas prêter attention à ses dire, laissant certainement son esprit vagabonder ailleurs. Elle ne voulait pas le battre, ca aurait été le meilleur moyen de se faire remarquer, ce n’était vraiment pas ce qu’elle voulait mais ce n’est pas pour ca qu’elle allait non plus se laisser traiter de la sorte. Il l’avait déjà couchée on ne sait trop comment sur le capot de la voiture, il fallait qu’elle le calme si elle ne voulait pas finir complètement bloquée, lui sur elle, la main dans sa culotte espérant lui donner un minimum de plaisir, surtout à lui, avant qu’elle ne s’active à la tâche. Une fois qu’il se pencha sur elle, c’était fini, elle perdit son calme et sa rage l’emporta quelque peu lui assenant un coup de genoux dans les parties sensibles avant de lui assener un coup à la nuque. Mais quel porc! Elle était révoltée et indignée. Profitant qu’il était assommé, elle l’attacha à l’aide d’une corde trouver au fond de la pièce et s’en alla rapidement. Il fallait qu’elle retrouve ses esprits et vite, elle devait penser au plan avant toute chose même si penser à ce qu’elle devait faire lui échappait quelque peu à présent. Se secouant la tête, elle se souvint ensuite qu’il y avait une autre entrée possible, une entrée par la cave à vin du manoir. Notre jeune fille légèrement bafouée, se dirigea vers l’entrée même du manoir, après tout ce ne devait pas être rare que les scientifiques y rentrent si? Elle s’avançait donc sur le chemin en direction de l’entrée mais s’arrêta tout net bien assez loin que pour voir et entendre ce qui se trouvait devant. Là, se trouvaient six à sept hommes parlant d’une voix extrêmement forte que pour être normale, ils étaient très bruyants et avaient en leur charmante compagnie deux caisses de vins. Inutiles donc d’aller plus loin, passer l’entrée avec eux serait plutôt risquée et surtout repérable avec leur timbre de voix qui lui adresserait certainement la parole. Sans doute la cave se trouverait-elle dans le même état? C’était quoi tout ce cirque, une blague de très mauvais gout ou un de ses stupides rêves qu’elle pouvait faire sans peine? Non ce n’était pas possible que ce soit un rêve! Mais alors, que ce passait il ici? Les Corlione n’étaient-ils pas une grande famille pour le moins respectable dans leur domaine? Alors pourquoi y avait t’il un comportement si décadent chez ses hommes? Cela aurait été étonnant qu’ils aient été en manque de sous-fifres et aient pris les premiers guignols venus. Non, il devait y avoir une autre explication. D’un coup, la vision de sa famille l’égaya un peu et la rassura, même si elle n’avait jamais vraiment souhaité en faire partie, elle se rendait compte que ses membres n’étaient pas si terribles que ca. Après quelques cas particuliers y compris elle, il n’y avait pas à sa connaissance de personne de cette trempe ci. Complètement étrange. Elle marcha à reculons en prenant bien garde de ne pas trébucher, ce qui serait vraiment très fâcheux. Elle s’assit dans un coin, sous un arbre, la tête posée contre celui-ci. Que devait elle faire, partir sans rien parce qu’elle n’aurait pas été capable d’infiltrer ces maudits laboratoires? C’était dur à imaginer et puis rentrer bredouille d’une mission n’avait rien d’enviable, elle aurait certainement des remarques des membres les plus anciens de la famille, c’était certain. On ne verrait en elle qu’une incompétente maladroite, rien de plus. Elle soupira, si c’était si simple! Après tout, elle pourrait retourner voir par les garages, mais est-ce que le mécanicien était seulement encore inconscient? Regardant le ciel, la jeune fille eu une idée. Les nuages présents dans celui-ci représentait selon elle, des pièces de monnaie, c’était donc ca, elle allait décider par « pile ou face ». Le seul problème maintenant, elle n’avait pas de pièce avec elle, que faire. Sayori posa son regard sur sa droite et vu sur le sol, un petit morceau d’écorce, victoire! Elle grata l’une des faces de celui-ci à l’aide de son ongle, histoire de la différencier de l’autre avant de la lancer dans les airs. Le vent l’emporta un peu plus loin, endroit qu’elle rejoignit à quatre pattes. Là, elle était vraiment loin de sa raison. Face … elle allait donc retourner aux garages. La blonde regarda dans la direction où elle allait de nouveau se rendre avant de se lever et de jeter l’écorce par-dessus son épaule. Ha lala, elle n’arrivait à rien aujourd’hui. Elle voulait juste retrouver sa chambre, son petit lit et ses habitudes plutôt que d’être ici en tenue de scientifique à jouer à « cache-cache » avec une entrée de laboratoire. La jeune fille arriva à hauteur des garages et vérifia rapidement si l’homme était toujours au sol, ce qui s’avéra être le cas, une chance pour elle. Elle enjamba le corps et se mit dans ta tête de chercher une entrée, une trappe sous la carpette ou un trou derrière un des établis… mais ce fut peu concluant jusqu’à ce que l’un d’entre eux ne puisse être déplacé. Ainsi donc ce pan de mur s’ouvrait vers l’intérieur pour laisser place à des escaliers, elle pensait quand même que ca aurait été plus difficile que ca de la trouver cette entrée m’enfin, ce n’était pas pour lui déplaire. Elle descendit les marches en posant sa main par précaution sur le mur, il faisait sombre et l’endroit était étroit alors qu’elle s’enfonçait d’avantage. Après la chance, la malchance! La jeune fille rata l’une des marches et termina sa course en « rouler-bouler » jusqu’à atteindre le sol plat qui était soudain éclairé grâce à un détecteur de mouvement situé non loin. Les jambes au dessus de la tête et les yeux fermés, la lumière l’éblouissant, la blonde tentait de percevoir un quelconque bruit qu’aurait suscité sa maladresse légendaire, mais rien ne se passait, le seul bruit que l’on pouvait entendre était celui de la canalisation. Elle se dégagea , se tournant ensuite sur le côté avant de se relever. Sa tête lui faisait vraiment mal de même que son coude, espérons qu’il n’y ai aucune complication telle que devoir mettre un plâtre, ... ce serait embêtant surtout pour les entrainements et pour manger.. Server vous de votre main gauche lorsque vous êtes droitier, vous lui en direz des nouvelles. Avec un peu de chance elle n’aurait que des bleues, rien de bien méchants. Elle avait dévaler les marches et se retrouvait maintenant au début d’un couloir tout fait de blanc, qu’elle commença à arpenter, lisant les noms inscrits sur chaque porte jusqu’enfin arrivé à celle renseignant le nom « Shin ». Elle ouvrit la porte et alluma la lampe révélant des tas de ferrailles par-ci par-là, amoncelés sur des plans de travail. Quelque chose attira son attention. C’était une bâche posée au fond de la pièce recouvrant une chose certainement importante et qui curieusement n’était entourée par rien d’autre que le vide et l’ordre. Serait-ce sa nouvelle invention, là, juste devant elle? Elle l’espérait espérant ainsi partir de ce trou et vite comme c’était convenu. La demoiselle leva la bâche et ce qu’elle y vit la fit presque tomber à la renverse. Qu’y avait t’il là? Un morceau de ferraille haut et large tel un porte manteau, renfermant en son centre un petit mot accroché.

« Bien le bonjour visiteur, vous êtes arrivés à destination mais malheureusement, vous avez perdu. Vous croyiez que ca aurait été si simple? Détromper vous. Apprenez qu’il faut se méfiez des rumeurs!
Sur ce, passer une bonne journée et repartez tranquille et bredouille.
Merci d’être passer, au plaisir,
Shin. »


Démoralisée… rien de plus, rien de moins et dégoutée d’être enfin arrivée ici et tout cela pour rien ! Elle avait été presque abusée pour un mécanicien, croisé des poivrots, s’était petée la gueule dans les escaliers pour un canular! Elle n’en revenait pas. Alors qu’elle voulait partir d’ici au plus vite quelques instants plus tôt, à présent, elle marchait d’une lenteur extrême se trainant presque à l’aide d’un fil invisible pour avancer. En repassant dans le couloir, elle se rendit compte que personne n’était présent et que depuis le début personne ne s’était interposé, c’était bien étrange tout ceci. Une fois dehors, elle marcha vers la sortie en tenant son coude contre elle alors qu’une jeune home d’une quinzaine d’année passait non loin de là. Aussi innocemment qu’elle pouvait le faire, elle lui demanda avec un sourire où était passé les scientifiques ainsi qu’une bonne partie de la famille et sa réponse vint tout naturellement, ils étaient tous partis en vacance, ne le savait elle pas? Il ne chercha pas à comprendre et continua sa route. Là c’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase, assez de la discrétion, assez de tout ce cirque! Au lieu de repartir de la même manière qu’elle était arrivée, elle sortit sa boite arme et l’enflamma à l’aide de son anneau remis à l’instant à son doigt. Ainsi, sans hésitation, elle tira en plein dans le mur avec son arbalète, faisant un trou assez grand que pour qu’elle puisse passer, sans se soucier du fait qu’elle avait produit un bouquant monstre accompagné d’une couverture de fumée.

Sayori se réveilla tranquillement dans son jet, les nuages toujours à perte d’horizon. Avait elle rêvé ou plutôt cauchemardé? C’Est-ce qu’elle se disait jusqu’à ce qu’elle tente de se relever de son siège et de sentir une violente douleur dans son coude. Les bleus eux-non plus ne trompaient pas. C’était juste une très mauvaise journée…
avatar
Miyura Sayori
Gardienne maladroite de la tempête de la famille Leone

Messages : 63
Date d'inscription : 07/01/2010

Fiche Technique
Rang : B
Style de combat:
Boîtes:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Mission] Infiltration

Message par Shin le Mar 16 Fév - 1:51

Très bonne mission, j'ai bien ri et c'etait agréable a lire^^ Je valide donc, tu verras avec un admin pour ton argent

_________________
avatar
Shin
Delegué aux coups de pied aux culs des sous fifres et gardien du raisin de la famille Corlione

Messages : 197
Date d'inscription : 23/10/2009
Localisation : Buschwiller Powaaa !

Fiche Technique
Rang : B
Style de combat:
Boîtes:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum